Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les tribulations d'un rat de bibliothèque hyperactif

Publicité
Les tribulations d'un rat de bibliothèque hyperactif
Publicité
Les tribulations d'un rat de bibliothèque hyperactif
Archives
Publicité
Publicité
29 mai 2014

The Help (en français: La couleur des sentiments): apologie de la tolérance

Déjà, je n'aime pas la traduction française du titre. Je n'aurai pas aimé lire le livre/voir le film si j'avais eu la malchance d'être en France à ce moment-là. Mais j'étais en Angleterre et c'est là-bas que j'ai acheté le livre. Donc tout va bien!

Il se construit autour de 3 personnages: Skeeter, Minny et Aibileen.  Chacune a la parole à tour de rôle et raconte l'histoire à sa manière, mais de façon assez fluide pour qu'il n'y aie pas de redites.

L'HISTOIRE: Tout commence à Jackson, Mississippi, en août 1962. Skeeter est une jeune femme blanche qui est retournée vivre sur la plantation de coton de ses parents, après quatre années à l'université. Elle y retrouve ses amies qui ont choisi de se marier plutôt que de terminer leur diplôme. Elle espère devenir journaliste ou écrivain, pendant que sa mère lui cherche un bon mari. Elle s'interroge sur la disparition de Constantine, la domestique qui l'a élevée. Minny est une domestique noire, mariée à un alcoolique qui la bat. Elle change souvent de travail car ses qualités culinaires ne rattrapent pas toujours sa langue bien pendue. Elle est toujours en colère, mais malgré tout dévouée à ses 5 enfants et espère une vie meilleure pour eux. Enfin, Aibileen, par qui le livre débute, est également une domestique noire. Elle est spécialisée dans l'éducation des enfants mais quitte sa place dès qu'ils commencent à se comporter comme leurs parents. Elle n'arrive pas à combattre l'amertume qui s'est emparée d'elle à la mort de son fils, qu'elle a élevé seule.

L'idée est franchement intéressante et novatrice, pour moi en tous cas! Le récit étudie à la fois la situation des noirs dans le sud des Etats-Unis pendant l'apartheid et la condition des femmes, toute race confondue. Les hommes n'ont pas officiellement la parole. La plupart sont d'ailleurs lâches, ou alors ils ont un rôle presque inexistant. C'est un livre qui nous permet une belle réflexion sur la situation de l'époque mais aussi d'aujourd'hui, tout en nous tenant en haleine avec l'intrigue et la façon dont elle est déroulée.

Et puis, ce sont les charmes de l'accent du sud, la chaleur, les longues distances en voiture, les traditions et les changements que l'on voit s'opérer dans la société...

Le film transmet très bien tout ça, avec les paysages en plus. C'est un délice d'écouter les façons de parler (pour une linguiste qui s'est spécialisée en anglais, en particulier...).

Je recommande donc très chaudement les deux, l'un puis l'autre! (D'ailleurs, j'ai fait lire le livre à ma grand-mère ET à mon grand-père: ils ont adoré!)

La bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19246232&cfilm=176673.html

Publicité
22 mai 2014

Les yeux jaunes de crocodiles: un livre parfait pour se vider la tête...

... tout en réfléchissant sur la Vie!

Je parais un peu ironique et condescendante mais j'ai du mal à vraiment cerner ce que je pense de ce livre! D'ailleurs, c'est une trilogie.

C'est un livre que je n'ai pas découvert toute seule: une amie de ma mère nous les a prêté. J'ai beaucoup aimé les couvertures colorées et les titres, qui faisaient référence à des animaux. J'aime les longs titres farfelus et énigmatiques: Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi.

L'HISTOIRE: Joséphine Cortès a, en apparence, tout pour être heureuse. Elle est mariée à Antoine, mère de deux filles, Hortense et Zoé, et fait un travail qu'elle adore: chercheuse au CNRS, spécialisée dans le XIIè siècle. Elle a également une soeur aînée, Iris, magnifique et mariée à Philippe, un riche avocat d'affaires. Ils ont un fils de l'âge de Zoé, Alexandre. Sa mère, Henriette, s'est remariée après la mort de leur père avec  Marcel Grobz, surnommé Chef, directeur d'une entreprise d'ameublement et décoration, très riche, lui aussi.

Oui mais voilà: Antoine est au chômage et la trompe avec une esthéticienne, Henriette est une peau de vache, Marcel la trompe avec et espère la quitter pour Josiane, sa secrétaire et maîtresse depuis 15 ans, et Hortense devient intenable... Heureusement, Joséphine est épaulée par sa voisine et meilleure amie Shirley, anglaise qui vit en France avec son fils, Gary. Sans savoir qu'elle cache un secret de fou! (J'oublie exprès quelques personnages annexes, sinon on ne s'en sort pas.)

Et voilà qu'Antoine la quitte, la laissant seule pour élever ses filles. Sa soeur Iris lui propose alors un marché complètement dingue! Je n'en dis pas plus parce que vous en trouverez sur tout plein de sites et via la bande-annonce du film, de toutes façons.

J'ai beaucoup aimé que les personnages soient assez humains. Ils ont leurs qualités et leurs défauts, même si la sensiblerie (et je ne parle pas ici de sentiments) est un peu trop présente, surtout dans le personnage de Joséphine, en faisant une sainte nitouche agaçante par moment. J'ai aimé l'idée d'opposer complètement Joséphine et Iris, tout en gardant un bon apperçu des autres personnages à travers leur propre point de vue. On en apprend ainsi plus sur tous, comme dans la "vraie" vie. On a tous et toutes ressemblé d'une manière ou d'une autre à l'un d'eux, et on se reconnaît assez bien dans leurs questionnements et pérégrinations, même si, pour les besoins du romanesque, elles sont un petit peu plus extraordinaires que les nôtres...

LE FILM: je regrette simplement quelques détails dans le choix des acteurs: qu'Iris ne soit pas brune, que Philippe soit joué par Patriiiiiick Bruel, que Josiane ne soit pas une femme plantureuse, blonde et approchant des 40 ans et que Marcel ne soit pas roux! Sinon, il colle très bien au livre, et pas grand'chose n'a été changé dans le cours du récit original. L'atmosphère du livre y est, et les questionnements internes des personnages bien retranscrits. C'est une bonne réussite, d'un point de vue "populaire" et commercial. (Mieux que Joséphine que je viens de revoir et qui est en fait plus navrant que ce dont je me souvenais!)

La bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19542172&cfilm=177166.html

LA SUITE: Il existe bien une suite à cette trilogie, même si ce n'est pas officiellement une suite, je n'en avais pas entendu parler comme telle. Il s'agit de la trilogie Muchachas, qui commence 3 ans après la fin de la première trilogie. Le troisième tome sort en juin et j'espère qu'ils seront tous en pohe pour l'été parce que là, je ne vois pas l'intérêt de les acheter, sinon!

Il y a d'autres livres du même auteur mais je n'ai pas adoré...

15 mai 2014

Joséphine, parce qu'il faut bien commencer quelque part...

J'avais promis de parler de Joséphine quand j'ai créé ce blog. Je finis par le faire...

L'HISTOIRE: Joséphine a presque 30 ans, elle est célibataire, elle vit à Paris, elle a une meilleure amie célibataire qui vit à Paris et un meilleur ami gay célibataire qui vit à Paris. Elle a un chat qui s'appelle Brad Pitt. Elle n'aime pas son travail (dans un bureau, devant un ordinateur), ni ses collègues. Elle cherche l'amour et le prince charmant qui va avec.

Je relis cette BD hyper souvent (en même temps, j'ai l'intégrale, elle est grosse, la tranche est rouge pétant, on la voit bien dans la bibliothèque) parce que j'adore Joséphine: elle est rêveuse complètement à la ramasse, rigolote, jolie sans être un canon, sa mère et sa soeur sont chiantes (et certaines de ses copines, aussi)... Elle bataille avec les mecs, ce qui nous donnent quelques jolis coups de gueule. Il y a les bons et les mauvais moments. Il lui arrive des trucs de dingues  (et moins dingues) mais qui pourraient arriver à n'importe laquelle/lequel d'entre nous, tous les jours, n'importe où.

C'est une BD douce, en mode "une planche, une scènette". J'aime beaucoup les titres des planches, qui me font penser aux livres pour enfants ou aux épisodes de dessins animés: "Joséphine à la plage", "Joséphine à la ferme"... (Ce ne sont PAS les vrais titres, je ne voudrais pas gâcher la surprise!)

Pas mal de gens, sur le web ou dans les boutiques spécialisées que j'ai pu rencontrer, ont catalogué les BDs de Pénélope et Margaux Motin (entre autres) de "BDs pour filles". Ca me soûle un peu. Certes, un peu la même façon de dessiner. Certes, c'est un peu le même genre d'histoires. Certes, elles ont tendance à raconter leur vie ou à s'en inspirer pour leurs scénarios. Sinon, Boulet fait pareil et on ne dit pas de lui qu'il fait de la "BD pour geeks trentenaires qui refusent de grandir". Non? Ce n'est pas parce qu'elles sont dessinées/écrites par des filles, qu'elles parlent de filles qu'il n'y a rien d'intéressant dedans! [Alerte au sexisme latent!]

Joséphine, c'est la BD confo, légère, drôle et tendre mais qui nous fait réfléchir à notre vie de tous les jours, à ces petits incidents du quotidien où on se sent bête parfois. A lire dans le canapé, dans le jardin, à la plage, dans son bain, en mangeant des cookies... Bref, dès qu'on a un petit coup de blues, Joséphine est là pour nous rappeler qu'en fait non, tout va bien! Ou en tous cas, tout ne va pas si mal... (je ne sais pas si ça marche pour les gros coups de blues.)

Maintenant, parlons du film! Sorti à l'été 2013, je me suis précipitée pour aller le voir en rentrant en France. Parce que j'aimais la BD, parce qu'il y a Bérengère Krief et  Marilou Berry dedans (et que je l'apprécie beaucoup, j'adore quand elle rigole!)

Bon, j'ai été un peu déçue parce qu'ils ont pas mal changé l'histoire, mais du coup, c'est une toute nouvelle histoire et c'est franchement pas mal! Même si un peu cliché parfois, je pense que c'est voulu. On retrouve un peu l'atmosphère de la BD, Joséphine maladroite et gaffeuse (non, ce ne sont pas des synonymes), mais tout est plus exagéré. Enfin, c'était mon impression: son sentimentalisme, ses mensonges plus gros qu'elle (et pour le coup, là, ça dépasse vraiment les bornes, selon moi). Mais il y a toujours Brad Pitt!

Je vous conseille donc et la BD, et le film!

La bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19511002&cfilm=212729.html

15 mai 2014

Nouvelle rubrique: parce que j'aime beaucoup parler ciné aussi!

Bonsoir les zouzous!

J'ai décidé, non seulement de créer une nouvelle rubrique, mais de la présenter en plus!

J'aime beaucoup regarder des adaptations de livres, surtout quand j'ai lu l'oeuvre. J'aime comparer: parfois j'adore, parfois je déteste mais souvent j'accepte que le réalisateur ait une vision du livre différente de la mienne.

Et puis j'aime bien parler de cinéma, mais je ne voulais pas trop déroger au but initial de ce blog.

J'ai déjà plein d'idées, alors c'est parti!

8 mai 2014

Quand les astres s'en mêlent...

P1040768

 

 

 

 

 

J'avoue, j'aime beaucoup les livres qui parlent de relationnel, mais surtout en BD. On a l'image et l'écrit, ce qui évite trop de descriptions et d'atermoiements!

Je préviens tout de suite que ce n'est pas le dessin qui m'a attirée dans ce one shot de Vidal (Virginie, pas Guy) (oui, j'ai vérifié sur les sites spécialisés). J'ai été intriguée par le titre. Beaucoup de gens dans mon entourage s'intéressent aux signes du Zodiaque, même si moi, je n'y connais pas grand'chose. Pour certaines personnes, ils permettent de définir pas mal de choses sur la personnalité de quelqu'un.

Vidal en profite donc pour décrire des histoires d'amour à travers le prisme du signe du personnage principal du chapitre.

J'ai beaucoup aimé que certaines histoires soient vraiment différentes de celles qu'on voit tous les jours. Et que certains personnages soient franchement répugnants.

Tous humains, tous différents et tous... faillibles!

Le petit plus: chaque personnage va "croiser" dans son chapitre le personnage d'un autre (je crois même qu'il croise le personnage du chapitre suivant, le dernier chapitre rappelant le premier personnage). Ce qui est intéressant, c'est cette impression de boucle: on en revient toujours aux mêmes choses, différents mais tant que ça. Et aussi de vie de quartier: que savons-nous vraiment de nos voisins? Qu'est-ce qu'il se cache derrière ces inconnus croisés dans la rue?

J'ai envie de croire que c'est aussi un appel à la tolérance: on a tous le droit d'aimer, et d'être aimés, pour nous-mêmes et à notre manière.

Publicité
1 mai 2014

Trois ombres: un conte de fée moderne

Oui, vous aurez besoin de Nutella après avoir terminé votre lecture...

P1040862J'ai mis du temps à parler de cette BD parce que j'ai mis du temps à oser la lire. Elle m'attirait mais j'avais peur de cette couverture sombre et poétique (mon pire cauchemar d'enfant était à base de sorcières dans une forêt remplie d'arbres tordus...)

Mais j'ai fini par la trouver plus poétique que sombre!

L'HISTOIRE:

C'est une famille qui vit dans une petite maison au fond des bois. Il y a le papa bûcheron, grand, fort et délicatement barbu. Il y a la maman, douce, gentille et inquiète. Et il y a le petit garçon, vif et curieux.

On se rend compte que la famille vit plus ou moins en autarcie. Les parents semblent toujours inquiets, même s'ils ne le montrent pas à leur fils, qui lui ne comprend pas cette inquiétude. On voit qu'un soir des "ombres", sortes de fantômes noirs apparaissent et se rapprochent de jour en jour de la maison.

Il y a une raison à cela mais on ne la connaît pas. L'atmosphère est tendue, empoisonnée, et on sent le petit garçon tellement fragile, tellement petit...

Les dessins sont très sombres, certes, mais doux aussi et fluides. On se sent comme dans du coton, malgré l'angoisse, un peu comme si on écoutait un conte de fée, le soir, au coin du feu...

C'est une BD à lire sans a priori, et qu'on termine en soupirant. Comme toutes les jolies histoires.

20 février 2014

La BD à l'allemande!

Je n'ai pas souvent rencontré de BDs allemandes, même si j'en ai quelques-unes en réserve...

P1040860Celle-ci ne m'a pas laissé un souvenir impérissable en terme de dessin (ça faisait un peu trop girly à mon goût, même si je n'aime pas tellement ce terme pour parler de BD) mais il y a quelque chose qui m'a touché en particulier: l'auteur est une artiste allemande quis'est mariée avec un Français. Ils vivent en France, ont deux enfants.

Elle parle de ses doutes, des ses questionnements face à sa double identité. Est-elle plus française ou allemande?

Pour quelqu'un qui a maintenant prévu de vivre sa vie d'adulte dans un autre pays que le sien, par amour et par choix, d'y élever ses enfants, se posent des problèmes culturels, linguistiques, entre autres, certains.

On ne comprend pas certaines expressions, ou bien des façons de faire dans son nouveau pays, mais pas toujours non plus dans le sien plus tard, quand on n'a plus autant eu l'occasion d'y revenir et de suivre ce qu'il s'y passe.

C'est humainement (pour avoir essayé moi-même) hyper difficile voire impossible de vivre dans un pays d'adoption en sachant ce qu'il s'y passe, tout en suivant méticuleusement ce qu'il se passe chez nous. Et du coup, on est entre-deux, et il faut faire un choix ou rentrer...

Et puis du coup, d'où est-ce que je viens? Et qu'est-ce que je décide de transmettre à mes enfants? (Qui eux, souvent, se posent beaucoup moins de questions...)

Sachant que le livre a été publié en français, c'était franchement une expérience assez jolie à faire.

Alors oui, si les interrogations autour de la double origine/nationalité/identité vous intéressent, allez-y!

10 février 2014

Boulet: parce que le nom ne fait pas le moine

P1040905

On passera sous silence le fait que je n'ai pas posté depuis... hyper longtemps. J'ai une vie. Et j'étais accro à Facebook. Mais je me suis bien calmée, donc me revoilà!

J'ai découvert Boulet complètement par hasard. J'ai vu le bouquin à la médiathèque et j'ai surkiffé le dino sur la couverture (il m'en faut peu, je sais, mais je marche au coup de coeur, et j'ai toujours été impressionnée par les dinos, voilà.)

Les Notes de Boulet viennent de son blog, dont voici le lien: http://www.bouletcorp.com/ (y'a même possibilité de voir une traduction du blog en JAPONAIS!) (même si au fond, je m'en fous du Japon, c'est quand même pas tous les jours.)

Du coup, c'est quand même vachement autobiographique et égocentré. MAIS il y a des petites histoires aussi, et puis c'est super génial quand il raconte ses rêves, ou des moments de sa vie de tous les jours à travers un monde fantastique totalement loufoque. D'ailleurs, le mec a quand même fait un post où il parlait de trucs super profonds mais avait réalisé ses illustrations en ... pixels! Oui, en PIXELS! J'ai failli pleurer de joie tout en contenant un orgasme artistique!

C'est vraiment drôle de le voir vivre dans son petit studio avec sa mezzanine, bosser, se jeter sur des nouveaux jeux, etc, alors qu'en fait, il a presque 40 ans! Perso, ça m'a pas mal rassurée sur mon potentiel infernal à rester une gamine invétérée, alors que j'ai quoi, 10 ans de moins que lui?

Et puis Boulet, ce n'est pas que des blagounettes sur son boulot et ses petites tracasseries quotidiennes. C'est aussi des réflexions sur la vie, les gens, ce qui l'entoure et comment il le perçoit. Et transformer une visite dans les magasins en quête chevaleresque du Moyen-Âge à base de dragon et d'épée, c'est super sympa, et ça m'a donné à moi aussi envie de regarder mon quotidien différemment...

Maintenant, il y a 8 tomes de Notes, tous avec un titre attitré (héhé) et super cool... Et moi, là, je me sens grave pauvre, et je désespère de ne pas pouvoir tous les dévorer pour ensuite les ranger amoureusement dans ma bibliothèque surchargée! (D'ailleurs, je vous conseille vivement de le faire. Je vous l'enjoins même, tiens!)

Sur ce, je retourne à mon bouinage. Je me remets à publier toutes les semaines, ou presque, promis!

27 mai 2013

Le jeu de l'ange, mais lequel, d'ange?

P1040898Vous avez le titre et l'auteur en photo, alors ne venez surtout pas me les briser avec mon manque d'infos pertinentes.

Bien.

J'ai enfin lu ce bouqin, depuis le temps qu'il traînait dans ma bibliothèque. Honnêtement, je ne sais plus pourquoi je l'avais acheté parce qu'avec le recul, le titre me semblait totalement gnangnan, culcul-la-praline, cheesy, bref: Barbara Cartland.

En fait: PAS DU TOUT!

Déjà, je vous annonce la couleur: c'est un roman gothique.

L'HISTOIRE: David est un jeune écrivain pauvre dans le Barcelone des années 1920 (je crois que c'est Barcelone, j'ai la flemme d'aller vérifier) qui a du mal à percer. Un jour, il est approché par un homme bizarre qui lui propose un contrat bizarre.

Et à partir de là, ce qui était déjà un peu déstabilisant devient complètement angoissant.

Je dois avouer que je n'ai pas tout compris. Je ne suis pas sûre de qui est l'ange, et je ne comprends pas non plus comment on a pu arriver à cette fin, j'ai l'impression d'avoir rater des épisodes (alors que j'avais tout bien lu pour tout comprendre parce que dès le départ, je sentais l'obscur venir...).

Alors oui, j'ai aimé ce livre, pour son ambiance, pour la description sordide de l'Espagne des années folles, tellement qu'on a l'impression d'être dans un autre monde (je ne connais pas grand'chose à l'Espagne).

Mais j'étais un peu perdue à la fin. Ce livre ne plaira donc pas à tout le monde.

A bon entendeur,...

20 mai 2013

Tom-Tom et Nana: les enfants qu'on a tous rêvés d'être...

P1050052Si comme moi, vous êtes nés entre la fin des 70s et la fin des années 1980, vous avez certainement eu affaire à J'aime Lire, et vous avez donc certainement lu Tom-Tom et Nana.

Mon frère et moi, quand on était petits, on rêvaient de pouvoir reproduire ne serait-ce que le 10è de leurs bêtises. Nous avions aussi beaucoup d'imagination mais pas de couilles et peur des fessées...

Les histoires de ces deux garnements et de toute leur smala m'ont confortées très tôt dans l'idée que la vie des adultes est bien ennuyeuse et que c'est tellement plus drôle de mettre le bazar dans le restaurant de Papa et Maman (mes parents n'avaient pas de restaurant, mais vous me suivez).

Il y a énormément d'albums, et les histoires finissent toujours par se ressembler mais personnellement, je ne m'en lasse pas! J'ai même décidé de commencer à me les faire offrir, alors que j'ai bientôt 30 ans (je ne dis pas l'année prochaine mais soyons honnêtes, j'en suis plus près que des 20...).

Les dessins sont simples mais TRES caractéristiques des livres et magazines pour enfants de cette époque (par exemple, Astrapi). J'aime beaucoup les textes écrits "comme à l'école" qui met vraiment dans l'ambiance: ceci est une histoire pour enfants, qui aurait pu être rédigée par des enfants. D'ailleurs, je me demande si leurs aventures n'ont pas été inventées par des enfants...

En tous cas, ces "Malheurs de Sophie" du XXè siècle sont extrêmements jouissifs (j'aime cet adjectif, il résume bien mon rapport à la lecture la plupart du temps) et sont un très bon moyen de passer le temps, au chaud dans le canap', un dimanche après-midi sous la pluie (cela arrive souvent, en Normandie...) ou un soir de semaine quand il n'y a rien de bien à la télé (je vous avais bien dit que la vie des adultes était ennuyeuse...)

Je vous conseille vivement tous ces albums, vous pouvez facilement en emprunter dans toutes les bibliothèques de France et de Navarre (et aussi à l'étranger, si vous avez un Institut, une Alliance ou un lycée français près de chez vous)

Publicité
1 2 3 > >>